Etude du métabolome salivaire : évolution avec l'âge et développement d'un outil de diagnostic du Syndrome de Sjögren

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Edité le 18/04/2019

Etude du métabolome salivaire : évolution avec l'âge et développement d'un outil de diagnostic du Syndrome de Sjögren

 

Directeurs de thèse : H Chardin, MCU-PH

Laboratoire d'accueil : UMR CBI 8231

Date limite de candidature : 15 mai 2019

 

Mots clés : métabolomique, diagnostic salivaire, syndrome de Sjögren, LC/MS-MS

 

Résumé du projet :

La salive est un fluide biologique d'intérêt croissant pour identifier des biomarqueurs de pathologies orofaciales ou comme substitut aux prélèvements sanguins. Le but de ce projet est de caractériser le métabolome salivaire adulte, d'étudier son évolution avec l'âge et de rechercher des marqueurs de diagnostic du Syndrome de Sjögren (SS), une pathologie auto-immune affectant les glandes salivaires avec une très forte prédominance féminine. Trois groupes de 25 échantillons salivaires seront étudiés par LC/HRMS : (i) contrôle de moins de 45 ans, (ii) contrôle de plus de 50 ans, (iii) patientes atteintes de SS. L'approche métabolomique permettra de mettre en évidence les métabolites salivaires sur ou sous représentés dans les différents groupes afin de caractériser les voies métaboliques affectées par l'âge, d'identifier des marqueurs de diagnostic du SS et de développer un outil de diagnostic pour cette maladie.

Contexte de la thèse :

Le fluide buccal, plus couramment désigné sous le terme de « salive », est principalement composé de la production des glandes salivaires majeures et mineures (salive proprement dite), mais contient aussi le fluide gingival, des débris cellulaires et des constituants microbiens de la flore buccale. Ce fluide est de plus en plus considéré comme une source de marqueurs biologiques d'intérêt et les avancées technologiques récentes en génétique, protéomique, transcriptomique et métabolomique ont permis l'identification et la caractérisation des composants salivaires pouvant être utiles pour le diagnostic, le pronostic et/ou le suivi thérapeutique de nombreuses pathologies. Ainsi différents marqueurs salivaires ont été identifiés dans le cadre de pathologies de la sphère oro-faciale telles que le syndrome de Sjögren et les cancers. De plus, le fluide buccal est de plus en plus souvent proposé comme alternative possible aux prélèvements sanguins, sa facilité de prélèvement qui ne nécessite pas de geste invasif, ne génère pas de stress et n'utilise pas de matériel coûteux étant un atout important en pédiatrie, en neurologie ou en psychiatrie, mais aussi dans tous les cas de suivi nécessitant des prélèvements répétés et fréquents. Devant l'intérêt croissant du diagnostic salivaire, différents auteurs insistent sur la nécessité de standardisation des prélèvements et de développement d'outils détectant des marqueurs multiples, validés pour leur spécificité et leur sensibilité.

Le syndrome de Sjögren (SS) est une maladie chronique auto-immune systémique qui affecte les glandes exocrines et provoque une sécheresse des muqueuses. Les glandes salivaires et lacrymales sont généralement les plus touchées, le SS s'accompagnant d'une sécheresse oculaire et d'une sécheresse buccale invalidantes. Le SS peut être isolé (SS primaire) ou associé à différentes pathologies auto-immunes (SS secondaire). Le SS atteint principalement des femmes à partir de la cinquantaine, le diagnostic est souvent différé ce qui affecte la qualité de vie des patientes (gène à la phonation, à la déglutition) et compromet leur état de santé bucco-dentaire. Le développement d'un outil de diagnostic biologique fiable et sensible avec un prélèvement peu invasif serait donc un atout primordial pour améliorer la prise en charge des malades.

 

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